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Eau, Nature, Mer et Littoral

Réseau Natura 2000 : deux nouveaux sites au large de la Normandie

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publié le 6 mars 2018
Logo Natura 2000

La présence d’un front thermique à l’ouest des eaux anglo-normandes est à l’origine d’une importante productivité biologique favorable à la présence de nombreux prédateurs supérieurs. Cela justifie ces nouveaux sites, dénommés « Nord Bretagne », intégralement superposés sur une superficie de 2 830 km², et situés sur les façades maritimes Manche Est – mer du Nord (MEMN), pour l’essentiel, et Nord Atlantique – Manche Ouest (NAMO), pour une partie plus réduite.


Le 6 décembre 2017, le ministre de la Transition Écologique et Solidaire et la ministre des Armées ont transmis, en application de la directive « Habitats-Faune-Flore », aux autorités européennes la proposition d’un nouveau Site d’Importance Communautaire (SIC) au-delà de la mer territoriale. Ils ont également désigné une Zone de Protection Spéciale (ZPS), au titre de la directive « Oiseaux » cette fois, sur le même périmètre, par arrêté du 18 janvier 2018.

La France complète ainsi son réseau Natura 2000 en mer, jusqu’ici très côtier, par la désignation de nouveaux sites au-delà du territoire national, en Zone Économique Exclusive (ZEE). Les États exploitent souverainement les ressources dans ces zones ; ils doivent aussi y préserver l’environnement. L’enjeu est d’intégrer les espaces du large, indispensables au cycle de vie de certaines espèces d’oiseaux et de mammifères marins d’intérêt communautaire.

Les sites ont été proposés aux ministres par le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord et le préfet maritime de l’Atlantique. Avec l’accord de la préfète de la région Normandie, la DREAL Normandie était le service instructeur pour l’élaboration du dossier technique. Après analyses, le secteur qui concentre les plus forts enjeux écologiques, notamment pour le marsouin commun, le fou de Bassan, le fulmar boréal et la mouette tridactyle, a été retenu. La zone marine considérée est concernée par de nombreux usages : pêche professionnelle, trafic maritime, activités de défense nationale. À partir de novembre 2016, les projets de sites ont été présentés aux parties prenantes, normands et bretons, concernées. Le Conseil Maritime de Façade MEMN s’est en particulier prononcé favorablement en janvier 2017. Les autorités militaires ont également été consultées. Enfin, le projet d’arrêté ministériel de désignation de la ZPS a été soumis à consultation publique à l’été 2017.

Il conviendra d’identifier plus finement, lors de la phase de gestion, les usages et leurs effets sur la conservation des populations d’oiseaux marins et de marsouin. L’amélioration des connaissances, dans le cadre de l’élaboration puis de la mise en œuvre du document d’objectifs ou de l’évaluation des incidences des éventuels projets à venir, sera en particulier essentielle.

Cliquez sur l’image pour les agrandir
Un fou de bassan en grand format (nouvelle fenêtre)
Un fou de bassan
Un marsouin commun en grand format (nouvelle fenêtre)
Un marsouin commun