Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner article  desabonner article
Mobilités et Infrastructures

Le covoiturage, un avenir…

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 5 mai 2020
L’Observatoire Normand des Déplacements (ONDE) proposait dans son édition de juillet 2019 un aperçu du covoiturage à l’échelle régionale. Bien qu’incomplet, ce focus permettait d’établir un état des lieux contrasté du dispositif avec une répartition et une présence inégales des structures (plate-forme et aire) pour les départements. 91 aires étaient recensées à l’échelle du territoire en 2017 (soit 2500 places) et les initiatives existantes pour organiser le covoiturage sont très majoritairement l’œuvre des seuls pouvoirs publics (départementaux majoritairement).

Mal aimé des solutions alternatives à l’autosolisme en raison des contraintes réelles ou exprimées qu’il génère, le covoiturage peine à émerger en dépit des volontés politiques affichées. Pourtant, le covoiturage constitue une opportunité pour améliorer la qualité de vie et répondre aux enjeux de la mobilité du quotidien notamment pour les trajets domicile-travail qui engendrent annuellement 60 à 65 milliards de voyageur.kilomètres2 à l’échelle nationale.

De la Loi d’Orientation des Transports Intérieurs (LOTI) de 1982 à la Loi Orientation des mobilités (LOM) de 2019 sans oublier la Loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles (MAPTAM) de 2014, les politiques publiques ont sans cesse cherché à renforcer le dispositif en lui conférant un cadre législatif amélioré pour assurer sa pérennité et son attrait. Le covoiturage dispose maintenant d’une définition réglementaire dans le code des transports (Art. L 3132-1).
Néanmoins, c’est bien avec la LOM que le dispositif s’élève et prend toute sa dimension en bénéficiant d’un contexte sociétal favorable qui a permis la rédaction de plusieurs dispositions afin d’améliorer son développement sur l’ensemble du territoire  :

  • l’intégration du covoiturage parmi les leviers d’action des EPCI (2) et des Régions
  • l’inscription des questions de déplacements des travailleurs comme un des thèmes des négociations obligatoires à mener dans les entreprises de plus de 50 salariés sur un même site
  • l’accélération de la création de voies réservées sur les axes routiers structurants et facilitation du stationnement dédié au covoiturage
  • la création du forfait mobilités durables pour les déplacements domicile-travail, notamment effectués en covoiturage.

Actuellement, le taux d’occupation d’une voiture sur un trajet domicile-travail est légèrement supérieur à 1 et le nombre de covoitureurs sur le territoire national est estimé à 1 million. Le gouvernement français s’est donc fixé un objectif ambitieux pour 2024 de tripler cette part et accroître ce taux d’occupation. Pour ce faire, une « mobilisation pour le covoiturage au quotidien » a été lancée le 28 novembre 2019 avec l’ensemble des acteurs du covoiturage et de la mobilité pour que ce mode de déplacement devienne un mode de transport « naturel » sur tous les territoires, complémentaires aux offres traditionnelles.

Vous pouvez également solliciter l’appui du pôle mobilités du Service Mobilités et Infrastructures de la DREAL Normandie à l’adresse suivante  : smi.dreal-normandie@developpement-durable.gouv.fr