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Mobilités et Infrastructures

La RN 814 – le boulevard périphérique nord de Caen

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publié le 22 janvier 2016 (modifié le 2 février 2016)

  Historique et objectifs de l’aménagement

En 1997, un dossier de voirie d’agglomération, dont l’objectif était de définir les réseaux structurants à long terme au sein de l’agglomération caennaise, a été établi. Parmi les réseaux structurants, y figure le boulevard périphérique nord de Caen, infrastructure de type autoroutier de 11 km assurant depuis sa création un rôle de liaison entre l’autoroute de Normandie (A 13) et la route de Bayeux (RN 13) ainsi qu’un rôle dans les déplacements locaux des habitants de l’agglomération (environ 90%).

Dès le 10 juillet 1997, date de lancement de la concertation officielle en vue de l’élaboration du dossier de voirie d’agglomération, la nécessité de sécuriser le boulevard périphérique nord de Caen apparaît.

En 1998, deux variantes d’aménagement sont alors définies :

  • variante dite « collectrices » : aménagement consistant à créer des voies auxiliaires entre les différents échangeurs, afin d’améliorer les conditions d’entrecroisement des véhicules entrant et sortant sur le boulevard périphérique,
  • variante dite « deux fois trois voies » : aménagement consistant à créer une troisième voie sur toute la section du boulevard périphérique située à l’ouest du viaduc de Calix, sans modifier les conditions d’entrecroisement.

Durant la phase de concertation, la majorité des élus et partenaires locaux a rejeté l’idée d’une mise à deux fois trois voies du boulevard périphérique nord et a préféré ainsi la variante « collectrices ».

Dans ce contexte, une première phase d’études menée jusqu’en 2000 a abouti à un projet qui portait sur les 7 km du boulevard périphérique nord entre l’échangeur du « Bessin » et la « Porte d’Angleterre ». Ce projet consistait à réaliser des voies collectrices entre les entrées et les sorties dans le but d’améliorer la sécurité et d’augmenter la capacité de la voie. Bien que l’État considérait insuffisante la dimension d’intégration urbaine du projet, ce projet a été inscrit au dossier de voire d’agglomération, dont le schéma de maîtrise d’ouvrage a été approuvé par décision ministérielle du 16 mars 2001.

Dans le même temps, la Direction générale des routes a autorisé la Direction Départementale de l’Équipement du Calvados à lancer les études d’avant-projet sommaire de la sécurisation du boulevard périphérique nord de Caen.
Le constat de dangerosité du boulevard périphérique nord de Caen a conduit également l’État à négocier avec ses partenaires l’inscription du projet d’aménagement de capacité et de sécurisation de cette infrastructure au Contrat de plan État-région 2000-2006.

En 2002, la Direction départementale de l’Équipement du Calvados a lancé des études de définition dont l’objectif était de mieux prendre en compte la dimension urbaine du projet.

Le projet, présenté en 2004 et 2005 aux co-financeurs a été jugé trop coûteux (40 M€) et son périmètre trop large (« Porte de Paris » et échangeur « Montalivet » inclus).

En 2006, les études de sécurisation se sont poursuivies sur un périmètre restreint et à l’intérieur des emprises du boulevard périphérique. Le programme prévoyait :

  • la sécurisation du boulevard périphérique nord de Caen entre les échangeurs du « Bessin » et du « Chemin Vert » d’une part, et entre le viaduc de Calix et l’ouvrage de la rue de Brière à Mondeville d’autre part
  • la prise en compte de l’intermodalité des déplacements ; le tracé devait notamment permettre le passage des modes de déplacements alternatifs
  • une meilleure insertion urbaine du boulevard périphérique nord.

En 2007, deux variantes de profils en travers ont été étudiées, avec application stricte des règles techniques en vigueur. En revanche, les caractéristiques retenues en section courante (rayons de courbure rentrants et saillants, déclivité, etc.) conduisaient à renforcer la perception autoroutière du boulevard périphérique nord, ce qui était contraire à l’objectif recherché d’intégration urbaine de la voie. La Direction départementale de l’Équipement a proposé par conséquent de conserver les caractéristiques du boulevard périphérique, par dérogation aux règles des instructions techniques.
Début 2009, la Mission d’audit du réseau routier national et le Centre d’études techniques de l’Équipement Normandie-Centre ont remis en cause notamment les dispositifs d’assainissement, le profil en travers, les dispositifs de protection des ouvrages d’art. Sur ces bases, la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer a redéfini officiellement la commande de l’opération.

Aujourd’hui, l’objectif de l’opération, dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par l’État, est ainsi d’améliorer la fluidité du trafic sur le boulevard périphérique nord de Caen avec un haut niveau de sécurité pour les usagers et l’exploitant et de mettre l’infrastructure à un niveau environnemental convenable, en particulier en termes d’assainissement et de protection vis-à-vis du bruit. Par ailleurs, le statut de la voie demeure inchangé à l’issue de l’aménagement.

Le projet de sécurisation/fluidification du boulevard périphérique nord de Caen a fait l’objet d’une enquête publique qui s’est déroulée du 15 juin au 17 juillet 2015.

Arrêté d’ouverture d’enquête (format pdf - 1.3 Mo - 22/01/2016)
Dossier d’enquête publique
Annexes du dossier d’enquête publique

Le commissaire enquêteur a remis son avis et ses conclusions motivées le 7 août 2015.

Avis du commissaire enquêteur (format pdf - 431.6 ko - 22/01/2016)

Sur ces bases, le préfet de la région Basse-Normandie a signé, le 24 décembre 2015, l’arrêté relatif à la déclaration de projet de la sécurisation du boulevard périphérique nord de Caen entre les échangeurs « Chemin Vert » et « Porte d’Angleterre » sur les communes de Caen et d’Hérouville-Saint-Clair. Cet arrêté a été inséré le 6 janvier 2016 au recueil des actes administratifs du département du Calvados.

L’arrêté préfectoral (format pdf - 1.1 Mo - 22/01/2016)

  Plans

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Plan général des travaux

  Concertation

Dans la mesure où les aménagements prévus sur le boulevard périphérique ont un impact sur le cadre de vie des habitants de Caen et d’Hérouville-Saint-Clair, l’État a conduit, aux mois d’octobre et novembre 2011, une concertation publique au titre de l’article L300-2 du Code de l’urbanisme.

Le bilan complet
Le bilan synthétique (format pdf - 5.7 Mo - 22/01/2016)

  Financement – Attribution de marchés

L’opération de sécurisation/fluidification du boulevard périphérique nord de Caen est inscrite aux Contrats de Plan État-Région 2000-2006 et 2015-2020 pour un montant global de 27 162 244 €.
Cette opération est cofinancée par la région Basse-Normandie, le département du Calvados et l’agglomération Caen-la-Mer.

Etat : 10 522 117 €
Région Basse-Normandie : 6 583 622 €
Département du Calvados : 4 897 500 €
Caen-la-Mer : 5 159 005 €

Attribution des marchés
Lancements des appels d’offres suivants, prévus en 2016 :

  • marché Travaux d’abattage et dessouchage d’arbres et arbustes,
  • marché d’assainissement,
  • marché de réalisation de murs antibruits,
  • marché d’aménagements paysagers,
  • marché d’aménagement de l’avenue Victor Vinde.
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Vue du Boulevard périphérique de Caen